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Mardi 12 dcembre 2017
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Cancer : mieux vaut prévenir que guérir !

Mariem Toukabri Nutritionniste Diététicienne

Mariem Toukabri Nutritionniste Diététicienne

De fortes relations ont été établies entre alimentation et cancer. A l’occasion de la journée mondiale de cancer, célébrée chaque 4 février, nous avons choisis de vous parler des moyens de prévention de cette fâcheuse maladie. Suivez alors nos 10 recommandations!

Fumeurs, arrêtez de fumer ! Non fumeurs, ne fumez pas ! C’est ainsi qu’on pourrait diminuer l’apparition du cancer des poumons et de la vessie, tous deux secondaires au tabac. Il est vrai que sur le plan pratique le sevrage tabagique est très difficile pour certains, mais ayez à l’esprit que vous devez être plus forts qu’une petite cigarette.

Evitez les boissons alcoolisées ! Représentant la 2ème cause de mortalité par cancer, l’alcool même à faibles dose, favorise le cancer de la cavité buccale, des voies aéro-digestives supérieures, de l’œsophage, du foie, du côlon- rectum (provoqué surtout par la bière) et du sein chez la femme. Telle était la conclusion d’une étude réalisée par l’Institut Nationale du Cancer aux Etats-Unis.

regime minceur

Contrôlez votre poids ! Des expérimentations animales ont montré qu’un apport calorique élevé favorisait la croissance tumorale. Chez la femme, une prise de poids après la ménopause, provoque la synthèse de l’œstrogène à partir des stéroïdes du tissu adipeux, facteur de croissance des tumeurs mammaires. Une activité physique journalière de 30 minutes et une alimentation équilibrée réduisent le risque du cancer du sein de 60% par rapport une absence de l’activité physique.

Limitez votre consommation de viande rouge et de charcuterie! Riches en nitrosamines et en amines aromatiques hétérocycliques (composés à haut pouvoir cancérigènes), ces aliments favorisent le cancer colorectal. Soignez votre cuisson; grillade à haute température, fumage, salaisons semblent avoir des effets nocifs sur la santé en générant le benzo(a)pyrène (un composé mutagène). Conservez vos produits céréaliers et oléagineux à l’abri de la chaleur et de l’humidité, source de développement de moisissures (production de l’aflatoxine, une substance cancérigène).

Stop sel et acides gras trans ! Ce sont les fameuses huiles végétales hydrogénés d’origine industrielle que l’on trouve dans les margarines, biscuits, gâteaux, viennoiseries, chips… Ces acides gras sont très nocifs pour la santé et semblent être un facteur de risque important dans la croissance tumorale. Un excès de sel et d’aliments salés augmente également le risque du cancer de l’estomac par irritation de la muqueuse gastrique. Huile d’olive et poissons gras sont les meilleurs sources d’acides gras de bonne valeur biologique.

 

LEGUMES MINCEUR

Misez sur les fruits et les légumes : Outre leur apport important de fibres (notamment la pectine de pomme) à pouvoir protecteur des cancers de l’estomac et du colon, les fruits et les légumes sont très riches en vitamines, notamment la vitamine C, en polyphénols, en caroténoïdes ; ces antioxydants réduisent les radicaux libres responsables de la cancérogenèse.

 

 

Phyto-œstrogène, des études controversées : Contenus dans le soja, les graines de lin et de sésame, les phyto-œstrogènes après métabolisme, génèrent des métabolites de structures similaires à l’œstrogène, se fixant alors sur leur récepteurs, altèrent, selon certaines études le métabolisme hormonale. D’autres travaux de recherche confirment un effet protecteur de cette « hormone » végétale ! Une chose est sure, tout excès est nocif pour la santé, ne dépassez pas alors 1mg/kg/jour de phyto-œstrogène et qui doivent être inclus dans une alimentation équilibrée et diversifiée.

 

Maman, allaitez votre bébé, c’est bénéfique pour vous deux ! De nombreux travaux de recherche confirment les effets préventifs de l’allaitement aussi bien pour le bébé que pour la maman. En période d’allaitement, la période d’aménorrhée (absence des règles) se prolonge et la femme sera moins exposée aux hormones sexuelles (estrogènes, androgènes) durant sa vie. Ces hormones étant des facteurs de risque des cancers mammaires (cancers du sein, de l’utérus et des ovaires).

Mariem Toukabri

Nutritionniste Diététicienne